Guide d'Installation de Arch Linux 0.8 (Voodoo)

20 mai 2007
Version 1.0.2 fr.1.0
Dennis Herbrich dennis@archlinux.org
Judd Vinet judd@archlinux.org
Tobias Powalowski tpowa@archlinux.org
Traduit par (version 0.7.1) : Pierre Mariani pierre.mariani@gmail.com
Modifications 0.7.2 : thbkrshw
Document original version 0.7.2
Modification (version 0.8) : Philippe Cau philippe.cau.2006@enseirb.fr
Document original version 0.8

Résumé

Ceci est la documentation générale de l'utilisateur pour la distribution Arch Linux, version 0.8 (Voodoo). Elle explique les procédures de récupération des fichiers nécessaires, l'installation de la distribution et la configuration d'un système basique bootable. Elle contient de plus une courte description du système ainsi qu'une référence pour les outils spécifiques à la distribution, c'est à dire le gestionnaire de paquetages pacman et ABS.

Table des Matières

  1. Introduction
    1. Qu'est-ce que Arch Linux?
    2. Licence
    3. Remerciements, Commentaires et Corrections
  2. Installation de Arch Linux
    1. Pré-Installation
    2. Installation depuis le CD-ROM
    3. Procédure d'Installation Habituelle
  3. Configuration du Système
    1. Fichiers de Configuration
    2. Scripts de Démarrage
    3. Gestion des Utilisateurs
    4. Accès à Internet
  4. Gestions des Paquetages
    1. Pacman
    2. Accéder aux Dépôts de Paquetages
  5. Arch Build System (ABS)
    1. Binaires contre Sources
    2. Synchroniser l'Arborescence d'ABS
    3. Comment Construire vos Paquetages
    4. Directives concernant les Paquetages
  6. Foire Aux Questions
    1. Pendant l'installation d'un paquetage, pacman n'arrive pas à résoudre les dépendances du paquetage A parce que le paquetage B n'est pas dans la collection de paquetages (package set)
    2. Comment installer des paquetages depuis le CD d'installation avec la commande pacman --sync (et ainsi résoudre les dépendances automatiquement)?
    3. Comment créer plusieurs partitions SWAP pendant l'installation?
    4. Comment reconfigurer LILO à partir du système de secours (rescue system)?
    5. Je n'arrive pas à utiliser ssh vers ma machine!
    6. Comment dois-je charger les modules au démarrage à partir de maintenant?
    7. Le noyau refuse de démarrer à cause de lost interrupt
    8. J'obtiens une erreur access denied quand j'essaye de jouer un son ou de lire un DVD

Introduction

Qu'est-ce que Arch Linux?

Arch Linux est une distribution Linux optimisée pour les architectures i686. Elle est originellement basée sur les idées de CRUX, une superbe distribution développée par Per Lidén.

Arch est rapide, légère, flexible et simple. Ce n'est pas du baratin, c'est vrai. Arch est optimisée pour les processeurs i686, ainsi vous exploitez mieux les cycles de votre CPU. Arch est légère comparée aux RedHat et compagnie, et son design simple la rend facile à étendre et à intégrer au système que vous voulez construire, quelque soit son type.

Ceci est possible grâce à un système de paquetages binaires facile à utiliser qui vous permet de mettre à jour tout votre système avec une seule commande. Arch utilise aussi un système de construction de paquetages semblable à ports et facile d'utilisation (Arch Build System) qui peut être synchronisé à l'aide d'une seule commande. Oh, et vous pouvez aussi reconstruire tout votre système avec une seule commande. Tout se fait de façon simple et transparente.

Arch Linux s'efforce de maintenir les toutes dernières versions stables de ses logiciels. Nous supportons actuellement un ensemble de paquetages de base relativement centralisé, associé à une collection croissante de paquetages fournis par les utilisateurs et les développeurs AL. Des packages sont également proposés par des membres de la communauté dits de confiance à travers AUR. Ainsi tout le monde peut tester ces packages afin de voir si ces derniers leur conviennent.

Dans le but d'être simple et léger, les parties inutiles des systèmes Linux (comme le /usr/doc et les pages infos) ont été écartées. D'après mon expérience ces parties sont rarement utilisées, et ces informations peuvent être trouvées sur le Net si besoin est. Et il reste toujours les pages Man...

Arch Linux s'efforce également d'utiliser les dernières fonctionnalités disponibles pour les utilisateurs de Linux. Arch Linux 0.8 (Voodoo) utilise par défaut la version 2.6 du noyau Linux et udev, et supporte EXT2/EXT3/REISERFS/XFS/JFS, RAID/LVM, et les systèmes de fichiers cryptés.

Licence

Arch Linux, pacman, la documentation et les scripts sont copyright ©2002-2007 de Judd Vinet et sont soumis aux termes de la GNU Public License.

Remerciements, Commentaires et Corrections

Ce document est basé sur le travail de Judd Vinet judd@archlinux.org pour la version originale, et d'Aurélien Forêt aurelien.foret@wanadoo.fr pour la version française. Quelques corrections et pas mal de modifications et ajouts ont été effectués par Dennis Herbich dennis@archlinux.org. Faites nous parvenir vos commentaires et corrections à l'aide du système de rapport de bugs. Un nombre incalculable de personnes ont contribué (et continueront à contribuer) à l'évolution de la documentation officielle de Arch Linux en soumettant des corrections et en suggérant des améliorations, et il est malheureusement impossible de tous les citer ici. Cependant ils se reconnaîtront, en sans leur aide il serait impossible de maintenir et améliorer cette documentation. Merci!

Installation de Arch Linux

Pré-Installation

Arch Linux est optimisée pour les processeurs i686 et ne fonctionnera pas sur les modèles x86 antérieurs (i386,i486,i586). Un processeur Pentium II ou plus récent est requis. Les architectures x86-64 sont également supportées.

Il existe un projet issu de la communauté qui met à disposition des paquetages pour les architectures i586 et PowerPC. Ce site contient plus d'informations.

Avant d'installer Arch Linux, vous devez décider quelle méthode d'installation vous souhaitez utiliser. Arch Linux propose trois différentes images ISO bootables pour une installation via un CD-ROM.

La méthode la plus pratique est celle à partir d'un CD-ROM. Il existe trois type d'installation qui ne diffèrent que par la quantité de packages fournis. On peut choisir au moment de l'installation d'obtenir les paquets via FTP en utilisant l'une des images ISO. De plus, chaque ISO peut être utilisé comme CD de secours afin de réparer son système ArchLinux. Voici la description des 3 ISOs disponibles :

Si vous n'avez pas de lecteur de CD-ROM connecté à votre ordinateur, vous êtes bloqués.

Maintenant, il faut obtenir une image ISO bootable du CD d'installation d'Arch :

De plus une installation à partir d'une ancienne version de l'image ISOn'est pas un problème, car mettre à jour votre système vers la version actuelle est d'une simplicité déconcertante une fois que vous avez un système de base opérationnel (si vous avez une connexion haut-débit) .

L'utilisation d'une connexion modem PPP pour accéder à Internet pendant l'installation EST maintenant DISPONIBLE .En effet, les utilitaires ppp, rp-pppoe et ISDN en mode userspace nécessaires sont inclus sur l'image ISO servant pour l'installation.

Pour une installation réussie selon la méthode FTP vous devez avoir une passerelle dans votre réseau local qui est connecté à Internet, et vous devez router correctement le PC que vous êtes en train d'installer pour qu'il puisse accéder au Net. Ou, alternativement, vous pouvez avoir un serveur FTP correctement configuré sur votre réseau local à partir duquel vous effectuerez l'installation. Vous ne pouvez pas établir une connexion avec votre fournisseur d'accès à Internet avec un modem depuis l'outil d' installation. Ça ne marchera pas. (<== A VERIFIER 20/05/2007)

Les ISOs de la version 0.8 fonctionne maintenant comme n'importe quel système Arch déjà installé. Voici la principale description :

La méthode d'installation de Arch Linux la plus sûre et la plus adaptée aux débutants est d'installer le système de base et tout ce dont vous avez besoin pour vous connecter au Net depuis le CD, et de lancer une mise à jour complète du système et d'ajouter les paquetages que vous voulez installer une fois que vous êtes connecté à Internet.

Une autre chose que vous devriez savoir avant d'installer Arch Linux est que pendant l'installation l'on va vous posez quelques questions à propos de quel disque dur utiliser, quels modules charger, et quels changements appliquer à certains fichiers essentiels au système tels que lilo.conf et rc.conf. L'outil d'installation ne vous prendra pas par la main et ne vous guidera pas à travers tel ou tel processus de configuration, vous êtes sensés savoir ce que vous faites. Ce n'est pas évident pour les débutants, donc si vous êtes déjà intimidés, lisez cette documentation jusqu'au bout pour avoir au moins une idée de ce que l'on va vous demander, et faites des recherches sur IRC, sur les forums ou posez vos questions à un gourou Linux dans votre quartier avant de mettre la pagaille et de ruiner votre système. Vous pouvez bien sûr vous jeter aveuglement dans la bataille et expérimenter jusqu'à ce que ça marche, mais n'allez pas ensuite raconter qu'on ne vous a pas prévenus. Ceci étant dit, ce n'est pas aussi dur que ça en a l'air. ;)

Ce Dont Vous Aurez Besoin

Se Procurer Arch Linux

Vous pouvez télécharger Arch Linux depuis n'importe quel miroir listé sur la page de téléchargement. Si vous téléchargez les images des disquettes pour une installation via FTP, assurez vous de sélectionner un miroir qui fournit ces paquetages. De même, si vous comptez effectuer une installation depuis de CD, sélectionnez un miroir disposant de l'image ISO.

Les miroirs sont listés ci-dessous pour information (ils peuvent être obsolètes; consultez cette page web pour une liste à jour) :

MIROIRS DE TÉLÉCHARGEMENT
prdownloads.sourceforge.net Global
mirror.pacific.net.au Australia
gd.tuwien.ac.at Austria
ftp.belnet.be Belgium
mirror.vmmatrix.net China
ftp.sh.cvut.cz Czech Republic
ftp.estpak.ee Estonia
mir1.archlinuxfr.org France
mir2.archlinuxfr.org France
mirrors.jakimowicz.com France
ftp.tu-chemnitz.de Germany
ftp.hosteurope.de Germany
ftp.pangora.org Germany
ftp.parrswood.net Great Britain
ftp.ntua.gr Greece
ftp.heanet.ie Ireland
mi.mirror.garr.it Italy
saule.mintis.lt Lithuania
ftp.nluug.nl Netherlands
ftp.surfnet.nl Netherlands
sunsite.icm.edu.pl Poland
mirror.icis.pcz.pl Poland
darkstar.ist.utl.pt Portugal
cesium.di.uminho.pt Portugal
ftp.iasi.roedu.net Romania
ftp.gigabit.nu Sweden
archlinux.puzzle.ch Switzerland
cle.linux.org.tw Taiwan
ftp.linux.org.tr Turkey
ftp.nethat.com United States
ftp.ibiblio.org United States
ftp-linux.cc.gatech.edu United States
mirror.cs.vt.edu United States
locke.suu.edu United States

Installation à partir du CD

  1. Téléchargez 0.8/iso/i686/arch-0.8.iso (chemin relatif à la racine du miroir)
  2. Téléchargez 0.8/iso/i686/arch-0.8.md5sum
  3. Vérifiez l'intégrité de l'image .iso en utilisant md5sum :
    # md5sum --check arch-0.8.md5sum
    arch-0.8.iso: OK
  4. Gravez l'image .iso sur un CD-R vierge (cette étape varie selon le système d' exploitation et le logiciel que vous utilisez).
    Si vous voulez télécharger l'image ISO de base ou une version bêta, utilisez le nom de fichier approprié, c'est à dire: arch-0.8-base.iso à la place de arch-0.8.iso, et faites de même pour le md5sum.
  5. Notez tous vos paramètres réseau pour pouvoir les réutiliser plus tard si vous voulez installer via FTP :

Utilisation du CD-ROM

Si vous êtes déjà familier avec le processus de boot, vous pouvez également ignorer ce blabla, et vous rendre au chapitre Procédure d'Installation Habituelle, qui explique les grandes lignes de l'installation de Arch Linux.

Rebootez votre ordinateur avec le CD d'installation de Arch Linux dans le lecteur. Vérifiez que votre BIOS est configuré pour permettre le boot à partir du lecteur CD-ROM. Consultez la documentation de votre carte mère ou du fabriquant de votre matériel pour les détails si vous ne savez pas de quoi je parle. Une fois le système démarré à partir du CD, vous verrez un boot prompt en attente de votre commande, vous expliquant les options disponibles à ce niveau. La plupart des utilisateurs pourront se contenter de presser Entrée pour démarrer l'installation par défaut du noyau Arch avec les supports IDE et SCSI. Si le noyau ne boote pas chez vous, vous pouvez essayer le noyau avec support IDE seulement en tapant arch-noscsi au boot prompt. (<== cette partie n'est plus présente dans la doc en VO, mais est-ce présent sur le CD d'installation? 20/05/2007)

Si pour une raison obscure votre CD-ROM refuse de booter, et si vous utilisez un lecteur de CD-ROM assez vieux avec une copie gravée sur un CD-RW, essayez plutôt un CD-R classique. Certains vieux lecteurs [le mien par exemple - Dennis] ne lisent pas les CD-RWs correctement.

A la fin de la séquence de boot, vous devriez arriver à un root shell (écran en ligne de commande) avec une poignée d'instructions remplissant la moitié supérieure de l'écran. A cet instant vous êtes prêts à commencer l' installation proprement dite. Ne vous méprenez pas sur ces commandes : quand vous bootez à partir du CD, vous n'avez pas à lancer loaddisk car c'est fait automatiquement pendant le boot.

Procédure d'Installation Habituelle

A ce stade vous devez avoir démarré le système, et le disque dur sur lequel vous voulez installer ainsi que la source d'installation doivent être accessibles. Vous devez également avoir chargé tous les modules supplémentaires nécessaires (si vous en avez).

Étapes de l'Installation :

  1. Claviers non-US
  2. Lancer le Setup
  3. Configurer le Réseau (Installation par FTP seulement)
  4. Préparer le Disque Dur
    1. Auto-Prepare
    2. Partitionner le Disque Dur
    3. Fixer les Points de Montage du Système de Fichiers
  5. Sélectionner les Paquetages
  6. Installer les Paquetages
  7. Configurer le Système
  8. Installer le Noyau
  9. Installer le Bootloader
  10. Quitter l'Installation

En utilisant les outils shell disponibles, les utilisateurs expérimentés seront capables de préparer les disques durs ou tout autre dispositif nécessaire pour l'installation avant de lancer l'outil d'installation. Vous pouvez ignorer ce paragraphe si vous n'avez pas immédiatement besoin de plus de contrôle manuel. Notez que les média d'installation de Arch Linux contiennent aussi un script d'installation pour les utilisateurs expérimentés (/arch/quickinst). Ce script installe le groupe des paquetages de base vers un répertoire de destination spécifié par l'utilisateur. Si vous effectuez une installation exotique avec des trucs du genre RAID et LVM, ou si vous ne voulez pas utiliser l'outil d'installation, vous utiliserez sûrement le script quickinst.C'est ce que font les gars cools.

Claviers non-US

Si vous utilisez un clavier non-US vous pouvez utiliser la commande km pour lancer un utilitaire vous permettant de charger une nouvelle keymap. Tapez juste la commande km à l'invite de commande puis utilisez les flèches du clavier pour sélectionner les keymap et/ou polices de console correctes.

Lancer le Setup

Vous pouvez maintenant rentrer la commande /arch/setup pour invoquer le programme d'installation. Après quelques messages d'information vous devrez choisir la méthode d'installation de votre choix. Si vous avez une connexion Internet haut-débit vous préférerez peut-être l'installation via FTP qui vous permet d'obtenir à coup sûr les derniers paquetages au lieu d'utiliser le contenu du CD, potentiellement dépassé. Notez que vous rencontrerez probablement des problèmes si vous avez une configuration proxy particulière. Si vous ne pouvez pas utiliser de CD-ROM, l'installation de Arch Linux via FTP est la seule méthode viable.

Lorsque vous vous déplacez dans le script de setup, faites attention à bien sélectionner DONE dans les sous-menus après chaque étape. Ceci permet de sauvegarder les paramètres utilisés pour les étapes suivantes. De plus, évitez si possible de revenir en arrière vers les étapes précédentes, ou l'outil d'installation risque de se perdre.
Il est assez facile de mettre en place votre propre miroir de paquetages FTP ou de créer votre propre CD d'installation bootable avec les paquetages dont vous avez besoin. Vous faciliterez ainsi l'installation de Arch Linux sur plusieurs machines et nous ferez économiser beaucoup de bande passante sur nos miroirs. Jetez un coup d'oeil à ces méthodes et facilitez vous (et nous) la vie!

En choisissant l'installation par CD-ROM vous serez seulement en mesure d'installer des paquetages contenus sur le CD, qui peuvent éventuellement être assez vieux. Bien sûr ceci à l'avantage de ne pas nécessiter de connexion à Internet, et par conséquent c'est la méthode recommandée pour les possesseurs de connexions lentes ou pour tous ceux qui ne veulent pas télécharger à peu près 100 MB de paquetages.

Après avoir choisi une des deux méthodes, vous arriverez devant le menu de l'outil d'installation, qui présente une liste des étapes nécessaires dans l'ordre dans lequel elles doivent être effectuées.

A tout moment pendant le processus d'installation vous pouvez basculer vers votre 5ème console virtuelle (ALT-F5) pour voir les messages de sortie des commandes lancées par le setup. Utilisez ALT-F1 pour revenir sur votre première console où l'outil d'installation est en cours de fonctionnement. Vous pouvez également utiliser une autre touche fonction comprise entre F1 et F5 pour ouvrir une autre console et éventuellement intervenir manuellement.

Configurer le Réseau (installation par FTP seulement)

Configure Network vous permet d' installer et de configurer votre matériel réseau.

Une liste de tous les périphériques réseaux disponibles vous est présentée. Si aucun périphérique eth0 n'est disponible pour le moment,

Si l'outil d'installation ne trouve pas de module réseau adapté, vérifiez que vous avez bien activé les modules Ethernet en lançant la commande loaddisk. Ceci est fait automatiquement quand vous bootez à partir du CD-ROM. Si votre carte réseau n'est toujours pas reconnue, vérifiez qu'elle est correctement insérée physiquement et supportée par le noyau Linux.

Après avoir chargé le bon module, vous aurez le possibilité de configurer votre réseau par DHCP. Si vous êtes connectés à un serveur DHCP, choisissez YES et laissez l'outil d'installation faire le reste. Si vous choisissez NO, vous devrez rentrer à la main les paramètres réseau, que vous avez dû noter quelque part comme nous vous l'avions conseillé.

Pour des raisons évidentes ce choix est uniquement disponible lors d'une installation via FTP.

Préparer le Disque Dur

Prepare Hard Drive vous conduira dans un sous-menu vous offrant deux alternatives de préparation de votre disque dur cible pour l'installation.

Le premier choix est Auto-Prepare. Il partitionnera automatiquement votre disque dur en des partitions /boot, swap, et root , puis créera les systèmes de fichiers associés. Ces partitions seront également automatiquement montées aux bons endroits. Pour être tout à fait exact, cette option créera une

Les tailles réelles peuvent être légèrement différentes à cause des différentes topologies des disques durs. Vous pouvez choisir cette option si vous ne connaissez pas grand chose au partitionnement de disques dur, mais soyez prévenus :

AUTO-PREPARE EFFACERA TOUTES LES DONNÉES PRÉSENTES SUR LE DISQUE DUR CHOISI!

Lisez très attentivement l'avertissement affiché par l'outil d'installation, et faites très attention à bien choisir le bon disque dur pour le partitionnement!

Une façon de vérifier votre choix en ce qui concerne le disque dur à être partitionné et d'ouvrir un autre terminal (ALT-F2, Enter) et d'entrer

# cfdisk -P s 

pour afficher la table des partitions actuelle du périphérique sélectionné, ce qui devrait suffire pour identifier le disque dur.

Si aucun nom de périphérique n'est affiché ([nothing] will be COMPLETELY ERASED! ...), et si après avoir sélectionné YES l'outil d'installation affiche l'erreur Device not valid, vérifiez que vous avez chargé tous les modules nécessaires dans le cas où votre matériel est un SCSI, RAID, etc. Vous pouvez encore charger n'importe quel module en basculant dans un autre terminal pour y saisir les commandes nécessaires, puis en revenant au processus d'installation sur le terminal 1 (ALT-F1).

Si vous préférez faire le partitionnement manuellement, choisissez les deux autres options, Partition Hard Drives et Set Filesystem Mountpoints pour préparer la cible selon vos choix comme indiqué plus bas. Sinon choisissez Return to Main Menu pour revenir au menu principal après une préparation automatique réussie.

Partitionner le Disque Dur

Ignorez cette étape si vous avez choisi l'option Auto-Prepare.

Dans le cas contraire vous devez sélectionner le(s) disque(s) que vous voulez partitionner, et vous arrivez dans le programme cfdisk où vous pouvez librement modifier toutes les informations de partitionnement jusqu'à ce que vous choisissiez [écrire] ([Write]) et [quitter] ([Quit]).

Vous aurez au moins besoin d'une partition swap et d'une partition root pour continuer l'installation.

Fixer les Points de Montage du Système de Fichiers

Cette étape devrait également être ignorée si vous avez choisi l'option Auto-Prepare pour votre disque dur. Vous ne pouvez fixer les points de montage du système de fichiers qu'une fois que les informations de partitionnement on été modifiées selon vos désirs grâce au menu précédent ou si elles ont déjà été créées par un quelconque autre moyen.

La première chose à faire est de déterminer quelle partition utiliser pour le swap. Sélectionnez dans la liste la partition swap que vous avez créée, puis sélectionnez la partition qui deviendra la partition root.

Cet séquence sera répétée jusqu'à ce que DONE soit sélectionné dans le menu. Normalement, DONE est sélectionné une fois que toutes les partitions ont un point de montage associé. Le programme d'installation suggère /boot pour tous les points de montage suivant, une fois que /swap et /root ont été définis.

A chaque fois que vous choisissez une partition à monter, on vous demandera si vous voulez y créer un système de fichiers. Si vous choisissez YES, on vous demandera de préciser le type de ce système de fichiers (c'est une question de goûts, choisissez ext3 si vous ne savez pas quoi faire), et la partition sera formatée avec ce système de fichiers, détruisant au passage toutes les données qu'elle contenait. Il n'y a cependant aucun inconvénient à choisir NO pour conserver tous les fichiers présents sur la partition.

Si vous voulez conserver les données existantes sur une partition , nous vous recommandons de faire des sauvegardes au lieu de prier pour que tout se passe bien pendant l'installation. On vous aura prévenus!
On ne vous demandera pas quel système de fichiers vous voulez utiliser pour votre partition swap, étant donné qu'elle utilise son propre système de fichiers spécial.

Si vous souhaitez monter d'autres partitions, par exemple des partitions /boot ou /home séparées, c'est aussi possible. Simplement

Répétez ces étapes jusqu'à obtenir ce que vous désirez, puis sélectionnez DONE pour créer tous les systèmes de fichiers et monter les partitions sur leurs positions respectives. Après avoir formaté et monté toutes les partitions, vous serez redirigés vers le menu principal, prêts à continuer.

Ne montez pas /tmp sur une partition séparée pour le moment, cela désorienterait gravement l'outil d'installation! Si vous voulez une partition /tmp séparée, laissez simplement la partition prévue à cet usage toute seule jusqu'à ce que l'installation soit finie, puis configurez la manuellement une fois votre système opérationnel. /tmp.

Sélectionnez les Paquetages

Select Packages vous permet de sélectionner les paquetages que vous souhaitez installer depuis le CD ou votre miroir FTP.

Si vous avez choisi l'installation par CD-ROM, vous devez indiquer à l'outil d'installation s'il doit essayer de monter le CD tout seul, ou si vous avez déjà monté le médium source dans /src. Choisissez l'option correspondante à votre situation. Si vous choisissez CD, vous aurez ensuite la possibilité de sélectionner un lecteur de CD-ROM parmi la liste de tous les dispositifs détectés.

Si votre lecteur de CD-ROM n'est pas dans la liste, vérifiez que vous avez chargé tous les modules nécessaires, comme le support SCSI ou stockage USB.

Si vous avez choisi l'installation via FTP, vous devez choisir un miroir proche de vous dans une liste, ou sélectionner CUSTOM pour saisir votre propre chemin d'accès complet FTP vers une source d'installation, comme un serveur sur votre réseau local, ou un miroir non présent dans la liste.

Quelque soit la source que vous avez choisie, après avoir récupéré la liste des paquetages vous arriverez sur l'écran de sélection de catégorie de paquetages.

Si vous obtenez une erreur lors de la récupération de la base de données des paquetages , vous pouvez soit choisir un autre miroir FTP, soit vérifier que votre réseau fonctionne tout court, soit que vous n'avez pas fait de faute de frappe dans l'adresse de votre serveur FTP personnalisé. Vous pouvez aussi avoir fait une erreur en montant votre médium source dans les répertoire /src, si vous avez choisi cette option.

Une fois que ça marche, vous pouvez choisir les groupes de paquetages qui contiennent les types de paquetages qui vous intéressent, puis vous pouvez affiner votre choix en (dé)sélectionnant les paquetages de façon individuelle.

Tous les paquetages appartenant à la catégorie BASE devraient être sélectionnés dans tous les cas, et vous devez sélectionner toutes les catégories qui contiennent un paquetage dont vous pourriez avoir besoin. Notez que l'écran de sélection de paquetages individuels qui suivra ne contiendra que les paquetages appartenant aux catégories que vous avez sélectionnées. Donc si vous ne sélectionnez que la catégorie BASE, vous ne serez pas capables d'ajouter des paquetages autres que ceux de BASE.

Si vous voulez seulement installer le strict minimum , mais être quand même capable de parcourir tous les paquetages disponibles, vous pouvez sélectionner toutes les catégories de paquetages en choisissant de NE PAS sélectionner tous les paquetages par défaut.

La question Sélectionner tous les paquetages par défaut? (Select all packages by default?) peut être facilement mal comprise. En fait on vous demande si vous voulez que tous les paquetages présents dans les catégories que vous avez choisies soient sélectionnés ou pas.
Si vous choisissez YES, toute la liste des paquetages contenus dans les catégories choisies sera affichée et sélectionnée, et votre travail sera de désélectionner ce que vous ne voulez pas installer.
Si vous choisissez NO, la même liste de paquetages sera affichée, mais seulement les paquetages de la catégorie BASE seront sélectionnés, et vous devrez sélectionner explicitement tous les autres paquetages que vous voudrez installer.

Choisir NO vous aide à installer un système léger!

Il est généralement recommandé d' installer tous les paquetages de BASE, et rien d'autre pour le moment. Ne vous inquiétez pas - vous pourrez facilement en installer d'autres une fois que votre système de base sera autonome. La seule exception à cette règle est d'installer les paquetages nécessaires à l'établissement de votre connexion à Internet. Habituellement ces paquetages sont :

dhcpcd (base)
A ajouter si votre machine est un client DHCP.
isdn4k-utils (réseau)
A ajouter si vous utilisez ISDN (RNIS) pour votre connexion dialup.
ppp (base)
A ajouter si vous utilisez un modem analogique pour une connexion dialup.
rp-pppoe (base)
A ajouter si vous utilisez DSL pour une connexion pseudo-dialup.
wvdial (network)
A ajouter si vous voulez une jolie interface pour utiliser un modem analogique.
L'image téléchargeable ISO de base ne contient aucun autre paquetage que ceux contenus dans la catégorie BASE, donc procurez vous l'image ISO complète si vous avez besoin des paquets ISDN!

Une fois que vous avez sélectionné les paquetages dont vous avez besoin, quitter l'écran de sélection et passez à l'étape suivante, Installer les Paquetages.

Installer les Paquetages

Install Packages va maintenant installer pacman et tous les autres paquetages que vous avez sélectionnés ainsi que leurs dépendances sur votre disque dur.

Si vous avez sauté l'étape de préparation du disque dur , on va vous demander où vous avez monté votre partition root. Cette question n'est posée qu'aux gens qui ont effectué manuellement les opérations de partitionnement et de création des systèmes de fichiers du disque dur. Ces personnes devront indiquer le répertoire root dans lequel les paquetages doivent être installés. Par défaut, l'outil d'installation monte la partition root dans /mnt, et les éventuelles autres partitions en dessous.

Les messages d'erreurs et la sortie de débuggage sont dirigés vers le terminal cinq (ALT-F5). Après l'installation des paquetages, passez à l'étape suivante, Configurer le Système.

Configurer le Système

Configure System vous permet d'éditer les fichiers de configuration essentiels pour votre système fraîchement installé.

Si votre partition root est sur un disque / une partition crypté, utilisant un système RAID ou LVM, il faut répondre YES aux questions relatives à çà. Ceci ajoutera automatiquement les HOOK nécessaires au fichier mkinitcpio.conf. Sinon, on obtiendra un panic kernel pendant la procédure de démarrage, étant donné que la partion /root ne sera pas accessible au moment du démarrage. La plupart des personnes répondent NO à ces questions et ne perdent pas de temps avec çà.

Après ces questions, il faudra choisir son éditeur de texte favori parmi VIM et NANO. Si on doute, autant choisir nano.

Si vous êtes vraiment pressés, vous pouvez sauter cette étape entièrement et espérer que les paramètres par défaut fonctionneront, mais il est fortement recommandé d'éditer un par un les fichiers de la liste et d'effectuer les changements nécessaires. Reportez vous à la section Configurer le Système pour des instructions plus détaillées.

Installer le Noyau

Install Kernel vous demande quelle image du noyau installer sur votre disque dur.

2.6
Pour installer la version 2.6.x du noyau avec support SCSI/SATA/IDE. Les protocoles supportés par chaque versions 2.6.x du noyau dépendent de la façon dont vous avez configuré votre ramdisk initial, mais la version par défaut marche pour tous les systèmes SCSI, SATA, et IDE connus. Lisez la section Configurer le Système pour obtenir plus d'informations sur l'initrd.
Veuillez noter que Arch Linux utilise par défaut le noyau 2.6.20.1. Lors d'une installation FTP, c'est le noyau présent dans le dépot current qui sera installé.

Installer le Bootloader

Install Bootloader vous permet d'installer un bootloader (chargeur de démarrage) sur votre disque dur, à choisir entre GRUB (recommandé) ou LILO , selon votre préférence.

Avant l'installation du bootloader, le script de setup vous demandera d' examiner le fichier de configuration concerné pour en confirmer les paramètres. Assurez vous de bien savoir quelles sont vos partitions root et /boot (si elles sont séparées).

Si vous choisissez d'installer LILO, le bootloader sera automatiquement installé suivant les paramètres du fichier de configuration, tandis que GRUB vous demande de choisir la partition sur laquelle il s'installera. Le choix que vous devez faire ici est le même que l'option boot que vous utiliseriez dans LILO. C'est habituellement l'entrée /dev/hda, qui représente le master boot record du premier disque dur. En cas de problèmes vous pouvez lire des messages d'erreur détaillés sur la cinquième console virtuelle.

Si vous projetez d'installer un système multiboot, il serait préférable d'installer le bootloader de Arch Linux soit sur votre partition root soit sur la partition /boot , et de faire référence à ce secteur de boot depuis l'autre bootloader situé dans le master boot record.
L'installation d'un bootloader sur le MBR écrasera implacablement tout autre bootloader! Soyez bien sûrs de bien comprendre cela si vous utilisez un système multiboot ou si vous voulez conserver un bootloader précédemment installé par un autre système d'exploitation!

Quitter l'Installation

Choisissez Exit Install pour quitter l'installation, retirez le CD du lecteur, tapez reboot sur la ligne de commandes et croisez les doigts!

Après le démarrage du système, vous avez la possibilité de vous logger en tant que root sans mot de passe, donc les premières choses à faire sont de configurer un mot de passe pour root avec la commande passwd, d'ajouter un utilisateur comme indiqué à la section Gestion des Utilisateurs, et de mettre en place votre Connexion à Internet.

Félicitations! Vous pouvez maintenant vous plonger dans la configuration des parties intéressantes de votre système.

Configuration du Système

Voici les fichiers de configuration fondamentaux de Arch Linux. Vous devez être capables de modifier ces fichiers l'aide d'éditeurs de texte, car il n'y a aucune application graphique pour vous y aider. Cette liste ne contient que les fichiers principaux. Si vous avez besoin d'aide pour configurer un service particulier lisez sa page man ou recherchez une documentation en ligne.

Arch Linux n'utilise aucun principe de couche d'abstraction pour l'administration votre système. Par conséquent vous n'avez pas besoin de l'"informer" de quoi que ce soit et vous pouvez généralement vous en tenir aux instructions publiées par l'auteur d'un logiciel, ou à ce que vous trouvez par l'intermédiaire de votre moteur de recherche favori, et cela marchera sans problèmes.

Fichiers de Configuration

Avant de tenter un boot de votre tout nouveau système, vous devriez au moins jeter un coup d'oeil à ces fichiers et vérifier qu'ils ne contiennent pas d'énormités.

Liste des fichiers de configuration

  1. /etc/rc.conf
  2. /boot/grub/menu.lst
  3. /etc/lilo.conf
  4. /etc/mkinitcpio.conf
  5. /etc/hosts
  6. /etc/fstab
  7. /etc/modprobe.conf
  8. /etc/modules.conf
  9. /etc/resolv.conf
  10. /etc/conf.d/*
  11. /etc/profile
  12. /etc/locale.gen

/etc/rc.conf

C'est le fichier de configuration principal de Arch Linux. Il vous permet de configurer le clavier, le fuseau horaire, le nom d'hôte, le réseau, les démons à lancer au démarrage, les profils, etc... Vous devriez parcourir toutes les options de ce fichier et vous assurer que vous les comprenez :

LOCALE
Vous permet de choisir la langue de votre système, qui sera utilisée par tous les utilitaires et applications qui suivent la convention i18n. Vous pouvez obtenir une liste de toutes les valeurs locales disponibles en tapant locale -a depuis la ligne de commandes. Ce réglage n'est pas nécessaire pour les utilisateurs US.
HARDWARECLOCK
Sélectionnez UTC si l'horloge de votre BIOS est réglée sur UTC ou GMT, ou localtime si elle est réglée sur votre fuseau horaire. Si vous avez un autre système d'exploitation installé, et s'il ne gère pas correctement le système UTC (comme Windows par exemple), choisissez localtime, sinon prenez UTC, qui s'occupe tout seul des changements d'heure et a d'autres avantages.
TIMEZONE
Pour choisir votre zone horaire. Les différentes zones horaires disponibles sont les chemins relatifs vers les fichiers info zone en partant du répertoire /usr/share/zoneinfo. Par exemple la zone horaire allemande est Europe/Berlin , qui se rapporte au fichier /usr/share/zoneinfo/Europe/Berlin. Si vous ne connaissez pas précisément le nom du fichier de votre zone horaire, vous pourrez vous en occuper plus tard.
KEYMAP
Défini le type de clavier qui va être chargé au démarrage avec le programme loadkeys. Vous trouverez les différents types de clavier possibles dans /usr/share/kbd/keymaps. Notez que ce réglage est uniquement valide pour les consoles virtuelles (TTYs), pas pour les gestionnaires graphiques ou X.
CONSOLEFONT
Défini le jeu de caractères utilisé dans les consoles virtuelles et chargé par le programme setfont au démarrage. Vous trouverez les polices disponibles dans /usr/share/kbd/consolefonts.
USECOLOR
Active ou désactive les messages de statuts colorés pendant le démarrage.
MOD_AUTOLOAD
Si vous choisissez "YES", Arch scannera votre matériel au démarrage et tentera de charger les modules correspondants automatiquement. Cette fonction utilise l'utilitaire hwdetect.
MOD_BLACKLIST
C'est un tableau contenant les modules que vous ne voulez pas charger au démarrage. Par exemple, si vous ne voulez pas de ce haut-parleur interne énervant, vous placez le module pcspkr dans ce tableau.
MODULES
Vous pouvez placer dans ce tableau les noms des modules que vous voulez charger au démarrage sans avoir besoin de les associer à un élément matériel comme dans modprobe.conf (ou modules.conf pour les noyaux 2.4.x). Ajoutez simplement le nom du module, et placez les éventuelles options dans modprobe.conf. Précéder le nom d'un module par un point d'exclamation aura pour effet de ne pas le charger au démarrage (ce n'est pas la même chose que MOD_BLACKLIST).
USELVM
Choisissez "YES" pour lancer vgchange pendant le sysinit, et ainsi activer les éventuels groupes LVM. Si vous ne savez pas ce que c'est ne vous en préoccupez pas.
HOSTNAME
Donnez lui la valeur du nom d'hôte de la machine, sans la partie concernant le nom de domaine. Vous pouvez écrire ce que vous voulez tant que vous vous limitez aux lettres, chiffres et autres caractères communs comme le trait d'union. Évitez quand même d'être trop extravagants.
INTERFACES
Vous permet de définir les paramètres de vos interfaces réseau. La configuration par défaut et les commentaires fournissent des explications assez complètes. Si vous n'utilisez pas DHCP pour configurer vos dispositifs, souvenez vous que la valeur de la variable à modifier est la même que celle que vous utilisez avec ifconfig quand vous faites une configuration manuelle.
ROUTES
Vous permet de définir vos propres routes statiques avec noms arbitraires. Inspirez vous de l'exemple de la passerelle par défaut pour vous faire une idée. En gros la partie entre guillemets est saisie exactement de la même façon que quand vous faites un route add, par conséquent vous pouvez lire le man route si vous ne savez pas quoi faire à cette étape.
NET_PROFILES
Permet d'activer un profil réseau particulier au démarrage. Les profils réseaux sont une manière pratique de gérer les configurations réseau multiples, et ont été créés pour remplacer les couples INTERFACES/ROUTES standards qui sont toujours recommandés pour les systèmes ne disposant que d'une seule configuration réseau. Si votre ordinateur se connecte à plusieurs réseaux (comme un portable par exemple), vous devriez vous intéresser au répertoire /etc/network-profiles. Vous y trouverez un fichier générique qui vous aidera à créer des profils.
DAEMONS
Ce tableau contient simplement les noms des scripts contenus dans /etc/rc.d/ et qui sont sensés être lancés pendant le démarrage. Les scripts précédés d'un point d'exclamation ne sont pas exécutés. Si un script est précédé d'un arobas (@), alors il sera exécuté en tâche de fond (c'est à dire que le processus de démarrage n'attendra pas que déroulement soit terminé et réussi avant de continuer). Habituellement vous n'avez pas besoin de changer les valeurs par défaut pour obtenir un système opérationnel, mais vous éditerez ce tableau assez souvent une fois que vous aurez installé un service tel que sshd.

/boot/grub/menu.lst

GRUB est le bootloader par défaut de Arch Linux. Vous devez modifier ce fichier pour modifier votre processus de boot si vous utilisez GRUB. Dans le cas contraire lisez le chapitre de configuration de LILO.

Configurer GRUB est assez simple, le problème majeur venant du fait qu'il utilise un système de dénomination des dispositifs différent de /dev. Vos disques durs sont baptisés (hd0), (hd1), etc., selon l'ordre dans lequel ils sont placés sur le bus IDE/SCSI (exactement comme les noms hda , hdb, etc. dans Linux). Les partitions d'un disque sont notées (hd0,0), (hd0,1) etc..., 0 étant la première partition. Quelques exemples de conversions sont inclus dans le fichier menu.lst.

Une fois que vous avez saisi le concept de dénomination des dispositifs, tout ce que vous avez à faire est de choisir un titre sympa pour vos sections de boot, fournir la bonne partition en tant que paramètre pour l'option root (cette partition sera montée en / au démarrage), et créer une ligne kernel contenant la partition et le chemin d'accès au noyau, ainsi que les éventuels paramètres de démarrage. Si vous utilisez un noyau 2.6.x, vous aurez aussi besoin d'une ligne initrd pointant sur le fichier initrd26.img de votre répertoire /boot. Le chemin que vous écrivez sur la ligne initrd devrait être le même que celui menant au fichier vmlinuz26 de la ligne kernel. Les valeurs par défaut devraient être correctes, mais vérifiez quand même les informations concernant la partition aux lignes root et kernel.

L'exemple suivant est utile pour créer une option de démarrage qui charge le secteur de boot d'un autre système d'exploitation. Vous réussirez probablement à démarrer n'importe quel système d'exploitation basé sur Microsoft avec cette méthode. Ajoutez ce bloc au fichier après toutes les autres sections, et utilisez le numéro de la partition qui contient de le secteur de boot du système d'exploitation que vous voulez démarrer.

# (1) Other OS
title My Other OS
rootnoverify (hd0,1)
makeactive
chainloader +1

Pour une configuration avancée en ce qui concerne les autres systèmes d'exploitation, reportez vous à la documentation de GRUB en ligne (anglais).

/etc/lilo.conf

C'est le fichier de configuration du bootloader LILO. Vérifiez le bien si vous souhaitez utiliser LILO pour démarrer votre système. Lisez la documentation LILO (anglais).

Vous devriez vérifier les lignes root= dans les sections image et la ligne boot= au tout début du fichier. Les lignes root spécifient quel périphérique doit être monté en tant que système de fichier root au démarrage. Si vous ne savez pas quoi écrire à ce niveau, basculez vers un autre terminal tapez mount pour voir une liste de tous les disques actuellement montés , et cherchez la ligne contenant le nom d'un périphérique monté "on /mnt type [...]". Le chemin d'accès à ce périphérique au début de cette ligne doit être entré sur les lignes root de votre lilo.conf.

La valeur par défaut de la ligne boot devrait être correcte dans la plupart des cas. A moins que vous n'ayez en tête une configuration de démarrage étrange avec de multiples systèmes d'exploitation, le périphérique référencé sur cette ligne devrait avoir le même préfixe que sur la ligne root, mais sans finir par un numéro. Par exemple, une ligne root contenant /dev/hda3 signifie probablement que vous voulez installer LILO sur le Master Boot Record du disque dur, donc vous devez configurer la ligne boot avec /dev/hda, qui se rapporte à votre disque tout entier.

Pour éviter de sérieux problèmes, vous devriez vous assurer que vous savez restaurer les secteurs de boot de vos autres systèmes d'exploitation, comme avec les outils FIXBOOT/FIXMBR pour Windows par exemple.

Pour plus de sécurité vous devriez garder l'option lba32 sous la ligne prompt. Ça vous permettra d'éviter quelques problèmes relatifs à la topologie de vos disques durs.

Dans certains cas, selon le modèle de votre BIOS, il arrive que LILO ne se lance pas au démarrage et affiche indéfiniment un code d'erreur. Vous pouvez essayer d'enlever l'option lba32, et si ça ne marche pas c'est peut-être que votre matériel est un peu particulier, par exemple si votre lecteur de CD-ROM est maître primaire et votre disque dur esclave secondaire. Cela peut très bien faire bugger votre BIOS et empêcher le démarrage. Pour résoudre ce problème vous devez connecter le disque dur sur lequel Arch Linux est installé en maître primaire sur votre bus IDE. Si le problème persiste et si vous avez un système mixte IDE/SCSI, vous aurez sans doutes besoin de faire des essais avec les options disk et bios de LILO pour parvenir à un mappage opérationnel. Les disques durs de votre système sont numérotés séquentiellement par votre BIOS, en commençant par 0x80. Si vous avez de la chance votre contrôleur SCSI vous indiquera les BIOS ID de chaque disques, mais n'y comptez pas trop. Cette numérotation dépend du BIOS, donc dans le pire des cas vous ne pouvez qu'essayer de deviner son fonctionnement. Voici un exemple de ligne disk typique:

boot=/dev/hda
disk=/dev/hda bios=0x80

L'option disk mappe la BIOS ID et le périphérique reconnu par Linux. Notez qu'il n'y a aucune garantie de fonctionnement car il y a plein d'autres aspects pouvant introduire des erreurs, donc ne perdez pas espoir si aucun de vos essais ne marche. Essayez plutôt de réorganiser votre matériel de façon logique. C'est un domaine où beaucoup de choses peuvent mal se passer, et nous ne pouvons pas aborder tous les cas particuliers ici. Cependant l'option lba32 suffira dans la plupart des cas. Les vieux disques durs demanderont souvent un peu plus d'attention avant de marcher correctement.

Ne vous laissez pas impressionner par cette section, je (Dennis) me suis juste penché sur ce problème en expérimentant avec un système assez vieux et étrange, et je me suis dit que ça pourrait être intéressant de le mentionner. Mais vous ne rencontrerez probablement jamais un tel système, et si ça vous arrive, utilisez GRUB. ;)

Recréer un secteur de boot LILO avec seulement une disquette de récupération sera expliqué plus tard dans ce document.

/etc/mkinitcpio.conf

Ce fichier vous permet de régler finement le ramdisk initial (aussi connu sous le nom de "initrd") de votre système. L'initrd est une image gzippée lue par le noyau pendant le démarrage. Son but est de faire le lien entre le système et le point d'accès au système de fichiers racine. Cela signifie qu'il doit charger tous les modules nécessaires pour "voir" les périphériques tels que les disques IDE, SCSI, ou SATA (ou USB/FW, si vous démarrez à partir d'un disque USB/FW). Une fois les modules chargés par initrd, le système Arch prend la relève et le démarrage continue. Pour cette raison, l' initrd n'a besoin de contenir que les modules nécessaires à l'accès au système de fichiers racine. Il n'a pas besoin de contenir tous les modules que vous voulez charger. La majorité de ces modules seront chargés plus tard par hwdetect ou hwd.

Par défaut, mkinitcpio.conf est configuré pour fournir tous les modules connus pour les systèmes IDE, SCSI, ou SATA à travers des HOOKS. Cela signifie que l'initrd par défaut fonctionne pour presque tout le monde. Le problème est qu'il y a beaucoup de modules chargés dont vous n'aurez pas besoin. Vous pouvez facilement le voir en examinant la table des modules après le démarrage (avec la commande lsmod). Même si ça n'est pas vraiment important, certaines personnes n'aiment pas voir des modules inutiles chargés en mémoire . Pour réduire cette liste la seule chose que vous ayez à faire est d'éditer mkinitrd.conf et de désactiver les sous-systèmes (c'est à dire, IDE, SCSI, RAID, USB, etc) dont vous n'avez pas besoin. Chaque sous-système a une variable qui commence par REMOVE_. Fixer cette variable à 1 (un) enlèvera le sous-système correspondant de l'initrd.

Vous pouvez aller encore plus loin dans la personnalisation en spécifiant uniquement les modules dont vous avez besoin dans les variables HOSTCONTROLLER_. Ou, si vous préférez faire confiance à l'utilitaire d'auto-detection (hwdetect) pour trouver les modules à votre place, vous pouvez fixer la variable AUTODETECT à 1 et ignorer tous les autres réglages.

Si vous utilisez RAID ou un système de cryptage sur votre système de fichiers root, vous aurez besoin de modifier les réglages de RAID/CRYPT. Reportez vous au wiki (anglais) pour plus d'infos: RAID/LVM, cryptage du système de fichiers, et Initrd.

Une fois les changements dans mkinitcpio.conf effectués, vous devez lancer mkinitcpio -p kernel26 en tant que root pour régénérer l'image, sauf si on est en cours d'instalaltion du système. Dans ce cas, cette étape sera faire automatiquement.

ATTENTION: Si vous n'incluez pas les modules nécessaires dans votre initdr, le système de démarrera pas! Vous devez faire attention quand vous modifiez votre initdr. N'en faites pas trop à moins de connaître parfaitement votre matériel.

Si vous faites une erreur malgré tout, vous pouvez utiliser l'initrd de récupération inclus avec la version 2.6.x du noyau, mais uniquement si vous utilisez GRUB. Pour utiliser l'initdr de récupération, vous devez éditer la ligne initrd dans le menu GRUB au démarrage et la faire pointer sur l'image de récupération. Par exemple si votre ligne initrd normale est initrd /initrd26.img, vous devez la changer en initrd /initrd26-full.img (<== A VERIFIER SI C EST PAS PLUTOT kernel26-fallback.img). Puis bootez avec l'initrd de récupération et réparez le votre!

/etc/hosts

C'est le fichier dans lequel vous déclarez les paires nom d'hôte/adresse ip des autres machines de votre réseau. Si un nom d'hôte n'appartient pas à votre DNS, vous pouvez l'ajouter ici. Vous n'avez habituellement pas besoin de faire de changements ici, mais vous pouvez ajouter le nom d'hôte et le nom d'hôte + domaine à ce fichier, associés à l'adresse IP de votre interface réseau. Si vous ne savez pas quoi faire, laissez ce fichier tranquille jusqu'à ce que vous ayez lu les pages man hosts.

/etc/fstab

Les paramètres et points de montage de votre système de fichiers sont configurés dans ce fichier. Le programme d'installation devrait avoir créé les entrées nécessaires, mais vous devriez quand même vérifier.

/etc/modprobe.conf

Ce fichier est utilisé dans les noyaux 2.6.x uniquement.

Ce fichier informe le noyau de quels modules il a besoin pour ses périphériques. Par exemple, pour que charger le module Ethernet Realtek 8139 au démarrage du réseau (c'est à dire essayer d'activer eth0), utilisez cette ligne :

alias eth0 8139too

La syntaxe de ce fichier est presque identique à celle de l'ancien modules.conf, sauf si vous utilisez quelques options particulières comme post-install. Dans ce cas vous devriez lire les pages man modprobe.conf.

/etc/modules.conf

Ce fichier est utilisé dans les noyaux 2.4.x uniquement.

Ce fichier informe le noyau de quels modules il a besoin pour ses périphériques. Par exemple, pour charger le module Ethernet Realtek 8139 au démarrage du réseau (c'est à dire essayer d'activer eth0), utilisez cette ligne :

alias eth0 8139too

/etc/resolv.conf

Utilisez ce fichier pour configurer les serveurs de noms que vous utilisez. Ça devrait ressembler à ça :

search domain.tld
nameserver 192.168.0.1
nameserver 192.168.0.2

Remplacer domain.tld et les adresses ip par vos paramètres. Le domaine appelé search spécifie le domaine par défaut qui est présenté automatiquement aux noms d'hôtes incomplets. En configurant ceci, un ping myhost devient un ping myhost.domain.tld suivant les valeurs ci-dessus. Ces réglages ne sont cependant pas terriblement importants, la plupart des gens devraient les laisser tranquilles pour le moment. Si vous utilisez DHCP, ce fichier sera rempli avec les bonnes valeurs automatiquement pendant le démarrage du réseau, ce qui signifie que vous pouvez et devez ignorer ce fichier.

/etc/conf.d/*

Ce fichier est sans importance pendant la phase de setup. Ce qui suit est destiné aux curieux.

Certains scripts de démons ont un fichier de configuration dans ce répertoire qui contient quelques valeurs par défaut plus ou moins utiles. Quand un démon est lancé, il lit d'abord des paramètres depuis le fichier contenu dans ce répertoire puis lit ceux du /etc/rc.conf. Cela signifie que vous pouvez facilement centraliser toutes vos options de configuration de démons dans rc.conf, ou séparer votre configuration entre plusieurs fichiers si vous préférez une approche décentralisée. Elle est pas belle la vie?

/etc/profile

Ce script est lancé à chaque loggin d'un utilisateur pour initialiser le système. Il est simplifié dans Arch Linux (comme tout le reste). Vous pouvez l'éditer et le personnaliser à vos besoins.

/etc/locale.gen

Ce fichier liste l'ensemble des "charsets" et des "locales" disponible. Au moment de la sélection d'un LOCALE dans le fichier /etc/rc.conf ou lors du lancement d'un programme, il faut décommenter les "locale" nécessaire dans ce fichier. Ceci permet d'avoir une version "compilée" disponible pour le système, et d'exécuter la commande locale-gen en tant que root afin de générer tous les sytèmes locaux non commentés et de les placer dans les bons répertoires. Il est recommandé de décommenter l'ensemble des "locales" qu'on a l'intention d'utiliser.

Pendant le processus d'installation, il n'est pas nécessaire d'exécuter la commande locale-gen manuellement. Celle ci sera exécutée automatiquement une fois que les modifications faites dans ce fichier auront été sauvegardées.

Par défaut, toutes les "locales" sont commentées, ainsi que la locale en_US.utf8. Celle ci est pourtant présente par défaut dans le fichier /etc/rc.conf. Afin d'avoir un sytème fluide, il faut éditer ce fichier et au moins décommenter la ligne correspondant au "locale" présent dans le rc.conf.

Scripts de Démarrage

Arch Linux utilise une séquence de boot simple et assez similaire à celle des *BSDs. Le premier script de démarrage à être lancé est /etc/rc.sysinit. Une fois fini, si on est dans une séquence de boot normale, on lance /etc/rc.multi. Le dernier script à être lancé est /etc/rc.local. Quand on démarre en niveau d'exécution 1, le mode single user, le script /etc/rc.single est lancé à la place de /etc/rc.multi. Vous ne trouverez pas de liste de liens symboliques dans les répertoires /etc/rc.d/ pour définir les séquences de boot correspondantes aux niveaux d'exécution . En fait, de part son approche Arch a seulement 3 niveaux d'exécution, si vous considérez le démarrage de X dans le niveau d'exécution 5. Les scripts de démarrage utilisent les variables et les définitions situées dans le fichier /etc/rc.conf et un ensemble de fonctions définies dans le script /etc/rc.d/functions. Si vous projetez d'écrire vos propres fichiers de démons, vous devriez jeter un oeil à ce fichier et aux scripts démons existants.

Description des scripts de démarrage

  1. /etc/rc.sysinit
  2. /etc/rc.single
  3. /etc/rc.multi
  4. /etc/rc.local
  5. /etc/rc.shutdown
  6. /etc/rc.d/*
  7. /etc/rc.local.shutdown

/etc/rc.sysinit

C'est le script de démarrage principal du système. Il effectue des tâches essentielles pour le boot telles que monter le système de fichiers, lancer devfsd, activer le swap, charger les modules, activer les paramètres de localisation , etc. Vous n'aurez certainement jamais besoin d'éditer ce fichier!

/etc/rc.single

Démarrage en mode mono-utilisateur. N'est pas utilisé dans un démarrage normal. Si le système est démarré en mode mono-utilisateur, avec par exemple le paramètre noyau 1 avant avant le boot ou avec la commande init 1 pendant une utilisation en mode multi-utilisateurs, ce script fait en sorte qu'aucun démons ne soit lancé à l'exception du strict minimum; syslog-ng et udev. Le mode mono- utilisateur est utile si vous devez faire des changements sur le système tout en étant sûrs qu'aucun utilisateur distant ne puisse faire quoique ce soit qui puisse causer des pertes de données ou des dégâts.

Pour les utilisateurs de desktops, ce mode est habituellement totalement inutile. Vous n'aurez sans doute jamais besoin d'éditer ce script.

/etc/rc.multi

Script de démarrage multi-utilisateurs. Il lance tous les démons que vous avez inclus dans le tableau DAEMONS (dans le fichier /etc/rc.conf) après quoi il appelle /etc/rc.local. Normalement vous n'avez aucune raison d'éditer ce fichier.

/etc/rc.local

Script de démarrage local en mode multi-utilisateur. C'est un bon endroit pour placer toutes les commandes de dernière minute que vous voulez lancer à la fin de la séquence de boot. C'est en fait le seul script que vous devriez modifier en cas de besoin, et vous êtes totalement libres d'y ajouter ce que vous voulez.

La plupart des tâches de configuration du système, comme charger les modules, changer la police de la console ou configurer les périphériques , ont un emplacement réservé. Pour éviter la confusion, vous devriez vérifier que ce que vous avez l'intention d'ajouter dans rc.local n'a pas sa place dans /etc/profile.d/ ou dans un autre fichier de configuration existant.

/etc/rc.shutdown

Script d'extinction de votre système. Il stoppe les démons, démonte les systèmes de fichiers, déactive le swap, etc. N'y touchez pas.

/etc/rc.d/*

Ce répertoire contient les scripts de démons auxquels le tableau DAEMONS de rc.conf fait référence. En plus d'être lancés au démarrage, vous pouvez les utiliser quand votre système est en train de fonctionner pour en gérer les services. Par exemple la commande

# /etc/rc.d/postfix stop

stoppera le démons postfix. Bien sûr les scripts n'existent qu'une fois que le paquetage approprié a été installé (postfix dans ce cas). Avec une installation de base du système, vous n'avez pas beaucoup de scripts à cet endroit, mais soyez convaincus que tous les scripts démons appropriés sont installés dans ce répertoire. Il est plus ou moins équivalent aux répertoires /etc/rc3.d/ ou /etc/init.d/ des autres distributions, sans le cauchemar des liens symboliques.

/etc/rc.local.shutdown

Par analogie avec le fichier /etc/rc.local, ce fichier contient toutes les commandes à exécuter juste avant que le script rc.shutdown ne soit exécuté.

Il est à remarquer que ce fichier n'est pas présent par défaut, et que pour qu'il fonctionne correctement il faut le rendre exécutable.

Gestion des Utilisateurs

Utilisateurs et groupes peuvent être ajoutés et supprimés avec les commandes standards fournies dans le paquetage util-linux : useradd, userdel, groupadd, groupdel, passwd, et gpasswd. La procédure typique d'ajout d'un utilisateur est la suivante :

# useradd -m -s /bin/bash johndoe
# passwd johndoe

La première commande ajoute un utilisateur nommé johndoe au système, lui crée un répertoire home /home/johndoe, et y copie quelques fichiers de login. Elle définit également son login shell qui sera/bin/bash. La deuxième commande vous demandera de saisir un mot de passe pour l'utilisateur johndoe. Il est nécessaire de créer un mot de passe pour activer le compte.

Il existe une alternative à la commande useradd, il s'agit du script adduser qui vous permet de créer interactivement de nouveaux utilisateurs simplement en répondant à des questions.

Lisez les pages man pour obtenir plus d'informations sur les autres commandes. Il est conseillé de créer un ou plusieurs utilisateurs pour votre travail quotidien pour profiter pleinement de toutes les fonctions de sécurité et minimiser les dégâts potentiels qui peuvent résulter de l'usage de l'utilisateur root pour quoique ce soit d'autre que les tâches d'administration du système.

Accès à Internet

A cause d'un manque de développeurs pour les questions de connexions téléphoniques, connecter Arch Linux à Internet avec une ligne dialup demande beaucoup d'étapes et de réglages manuels. Si c'est possible, installez un routeur dédié que vous pourrez ensuite utiliser en tant que passerelle par défaut sur votre Arch box.

Il y a quelques documents relatifs aux connexions dialup sur le wiki Arch Linux.

Modem Analogique

Pour être capable d'utiliser un modem analogique, externe , compatible Hayes, vous avez besoin d'avoir installé au moins le paquetage ppp. Modifiez le fichier /etc/ppp/options selon vos besoins en respectant les informations de man pppd. Vous devez définir un script de dialogue pour fournir votre nom d'utilisateur et votre mot de passe à votre FAI après l'établissement de la connexion initiale. Les pages man de pppd et chat ont des exemples qui devraient vous suffire pour établir une connexion si vous êtes suffisamment expérimentés ou têtus. Avec udev, vos ports série sont généralement /dev/tts/0 et /dev/tts/1.

Au lieu de livrer une bataille pour la gloire contre pppd, vous pouvez installer wvdial ou un autre outil similaire qui vous aidera considérablement.

Si vous utilisez un WinModem, qui n'est rien d'autre qu'une carte PCI fonctionnant comme un modem interne analogique, reportez vous au site LinModems.

ISDN (RNIS)

La configuration de ISDN se fait en trois étapes :

  1. Installer et configurer le matériel
  2. Installer et configurer les utilitaires ISDN
  3. Ajouter les paramètres spécifiques à votre FAI

Les versions actuelles des noyaux Arch contiennent les modules ISDN nécessaires, ce qui signifie que vous n'avez pas besoin de recompiler votre noyau à moins que vous n'utilisiez du matériel ISDN étrange. Après avoir installé physiquement votre carte ISDN dans votre machine ou avoir connecté votre box ISDN par USB, chargez les modules avec modprobe. Presque toutes les cartes PCI ISDN passives sont prises en charge par le module hisax qui a besoin de deux paramètres; type et protocol. Vous devez définir protocol à '1' si votre pays utilise le standard 1TR6, '2' s'il utilise EuroISDN (EDSS1), '3' si vous êtes reliés à ce que l'on appelle une ligne spécialisée sans canal D , et '4' pour US NI1.

Des détails sur tous ces paramètres et la façon de les configurer sont inclus dans la documentation du noyau, plus spécifiquement dans le répertoire isdn, ou disponibles en ligne. Le paramètre type dépend de votre carte. Une liste de tous les types possibles peut être consultée dans la partie README.HiSax de la documentation du noyau. Choisissez votre carte et chargez le module avec les options adéquates de la façon suivante :

# modprobe hisax type=18 protocol=2

Cela charge le module hisax pour ma carte ELSA Quickstep 1000PCI, localisée en Allemagne avec le protocole EDSS1 . Vous pouvez consulter des messages de débuggage très utiles dans le fichier /var/log/everything.log dans lequel vous devriez voir votre carte être préparée pour utilisation. Veuillez noter que vous devrez probablement charger quelques modules usb avant de pouvoir travailler avec un adaptateur ISDN USB externe.

Une fois que vous avez établi que votre carte fonctionne avec un certain jeu de paramètres, vous pouvez ajouter les options du module au fichier /etc/modprobe.conf (ou /etc/modules.conf si vous avez un noyau 2.4.x) :

alias ippp0 hisax
options hisax type=18 protocol=2

Alternativement vous pouvez ajouter seulement la ligne d'options dans ce fichier, et ajouter hisax à votre tableau MODULES dans rc.conf. C'est à vous de voir, mais l'avantage de cette dernière méthode est que le module ne sera pas chargé avant que vous en ayez besoin.

Ceci étant fait vous devriez avoir votre matériel reconnu et supporté. Maintenant vous avez besoin des utilitaires de base pour réellement vous en servir!

Installez le paquetage isdn4k-utils, et lisez la page man de isdnctrl, cela vous permettra de démarrer. Un peu plus bas dans la page man vous trouverez des explications sur comment créer un fichier de configuration pouvant être analysé par isdnctrl, ainsi que des exemples de configuration.

Notez que vous devez ajouter votre SPID à vos paramètres MSN séparés par deux points ':' si vous utilisez US NI1.

Après avoir configuré votre carte ISDN avec l'utilitaire isdnctrl, vous devriez pouvoir vous connecter à la machine que vous avez désignée avec le paramètre PHONE_OUT, mais échouerez à l' authentification du nom d'utilisateur et du mot de passe. Pour que ça marche ajoutez votre nom d'utilisateur et votre mot de passe à /etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets comme si vous configuriez une connexion PPP analogique normale, selon le protocole que votre FAI utilise pour authentification. En cas de doute insérez vos données dans les deux fichiers.

Si vous avez tout configuré correctement, vous devriez être capables d'établir une connexion dialup avec isdnctrl dial ippp0 en tant que root. Si vous rencontrez des problèmes, souvenez vous de vérifier les fichiers log!

DSL (PPPoE)

Ces instructions ne sont utiles que si votre PC est supposé gérer lui-même la connexion à votre FAI. Si vous utilisez un routeur séparé vous n'avez besoin que de définir une passerelle par défaut.

Avant de pouvoir utiliser votre connexion DSL, vous devez installer physiquement dans votre ordinateur la carte réseau qui se connecte au modem DSL. Après avoir ajouté votre nouvelle carte au modules.conf/ modprobe.conf ou au tableau MODULES , vous devez installer le paquetage rp-pppoe et lancer le script adsl-setuppour configurer votre connexion. Après avoir saisi toutes les infos, vous pouvez établir et couper la connexion avec

# /etc/rc.d/adsl start

et

# /etc/rc.d/adsl stop

respectivement. La configuration est généralement assez simple, mais n'hésitez pas à lire les pages man pour connaître quelques astuces. Si vous voulez vous connecter automatiquement au démarrage, ajoutez adsl à votre tableau DAEMONS.

Gestion des Paquetages

Pacman

pacman est le gestionnaire de paquetages qui recense tous les logiciels installés sur votre système. Il a un système de support des dépendances simple et utilise le format d'archives tar-gz standard pour tous les paquetages. Les tâches les plus courantes sont expliquées ci-dessous avec leurs commandes respectives en versions longues et courtes. Pour une explication plus complète des options de pacman, lisez la page man pacman. Cette présentation généraliste évoque à peine les capacités actuelles de pacman.

Tâches courantes :

  1. Ajouter un nouveau paquetage avec un fichier paquetage
  2. Mettre à jour un paquetage avec un fichier paquetage
  3. Désinstaller des paquetages
  4. Rafraîchir la liste générale des paquetages
  5. Mettre à jour le système
  6. Ajouter/Mettre à jour un paquetage depuis les dépôts de paquetages
  7. Lister les paquetages installés
  8. Tester si un paquetage spécifique est installé
  9. Afficher les informations d'un paquetage spécifique
  10. Afficher la liste des fichiers contenus dans un paquetage
  11. Trouver à quel paquetage appartient un fichier spécifique

Ajouter un nouveau paquetage avec un fichier paquetage

# pacman --add foo.pkg.tar.gz

# pacman -A foo.pkg.tar.gz

Ceci permet d'installer le paquetage foo.pkg.tar.gz sur le système. Si des dépendances sont non-résolues, pacman quittera avec une erreur et rapportera les dépendances manquantes, mais n'essayera pas de les résoudre automatiquement. Voyez l'option --sync si vous voulez explorer cette fonctionnalité.

Mettre à jour un paquetage avec un fichier paquetage

# pacman --upgrade foo.pkg.tar.gz
# pacman -U foo.pkg.tar.gz

Ceci effectue essentiellement la même chose que l'opération --add , mais permet en plus de mettre à jour un paquet déjà installé sans rien changer dans la commande. Je n'imagine pas comment vous pourriez préférer la fonction --add par rapport à celle-ci.

Désinstaller des paquetages

# pacman --remove foo

# pacman -R foo

Ceci efface tous les fichiers appartenant au paquetage foo, sauf les fichiers de configuration qui ont été édités. Fournissez seulement le nom du paquetage à cette commande, sans le suffixe pkg.tar.gz.

Pour effacer toutes les traces d'un paquetage, ajoutez l'option --nosave à la commande.

Rafraîchir la liste générale des paquetages

# pacman --sync --refresh

# pacman -Sy

Ceci va chercher la liste générale des paquetages sur les dépôts définis dans le fichier /etc/pacman.conf et la décompresse dans la zone de la base de données. Vous devriez utiliser cette fonction avant de faire un --sysupgrade pour être sûrs que vous installez les dernières versions des paquetages. Selon les paramètres de votre pacman.conf, cette commande peut requérir une connexion à Internet pour accéder au dépôts FTP. Cette option est assez similaire à la commande apt-get update de Debian.

Mettre à jour le système

# pacman --sync --sysupgrade
# pacman -Su

Cette commande permet de mettre à jour tous les paquetages obsolètes de votre système en comparant la version locale du paquetage à sa version dans la liste générale des paquetages qui est téléchargée avec la commande --refresh . C'est une bonne chose de lancer cette commande de temps en temps pour garder votre système à jour. Notez que cette commande ne rafraîchit PAS implicitement la liste générale des paquetages, donc c'est une bonne idée de combiner ces deux commandes en une seule :

# pacman --sync --refresh --sysupgrade
# pacman -Syu

Avec ces options pacman ira chercher automatiquement la liste générale des paquetages actuelle et fera une mise à jour complète du système avec les dernières versions des paquetages et les dépendances résolues automatiquement. Vous devriez lancer cette commande assez souvent.

Ajouter/Mettre à jour un paquetage depuis les dépôts

# pacman --sync foo
# pacman -S foo

Va chercher et installe le paquetage foo, ainsi que toutes les dépendances requises. Avant d'utiliser l'option sync, soyez sûr d'avoir rafraîchi la liste générale des paquetages, ou ajoutez --refresh ou -y aux options pour le faire avant l'installation. Au contraire de --add, l'option --sync ne change pas entre une installation ou une mise à jour de paquetages. Selon vos paramètres dans pacman.conf cette fonction peut avoir besoin d'une connexion à Internet.

Lister les paquetages installés

# pacman --query
# pacman -Q

Affiche la liste de tous les paquetages installés sur le système.

Tester si un paquetage spécifique est installé

# pacman --query foo
# pacman -Q foo

Au lieu de faire un grep sur la liste entière pour trouver un nom, vous pouvez ajouter le nom du paquetage que vous cherchez à la commande. Si paquetage foo est installé la fonction affiche son nom et sa version, sinon elle n'affiche rien.

Afficher les informations d'un paquetage spécifique

# pacman --query --info foo
# pacman -Qi foo

Affiche les informations concernant un paquetage foo installé (taille, date d'installation, date de build, dépendances, conflits, etc.). Pour afficher les informations d'un paquetage non installé, ajoutez l'option --file ou -p :

# pacman --query --info --file foo.pkg.tar.gz
# pacman -Qip foo.pkg.tar.gz

Affiche la liste des fichiers contenus dans un paquetage

# pacman --query --list foo
# pacman -Ql foo

Liste tous les fichiers appartenant au paquetage foo.

Trouver quel paquetage contient un fichier spécifique

# pacman --query --owns /path/to/file
# pacman -Qo /path/to/file

Cette requête affiche le nom et la version du paquetage qui contient le fichier représenté par son chemin d'accès complet passé en paramètre.

Accéder aux dépôts

Un dépôt de paquetages est une collection de paquetages et un fichier de méta-informations sur les paquetages qui peut être située dans un répertoire local ou sur un serveur FTP/HTTP distant. Le dépôt par défaut pour un système Arch est le dépôt current (courant). Il est souvent mis à jour avec les dernières versions des logiciels et reste vraiment à la pointe du progrès.

Beaucoup d'utilisateurs choisissent d'activer également le dépôt de paquetages extra qui contient plus de paquetages qui ne font pas partie de système Arch de base. Vous pouvez activer ce dépôt en décommentant les lignes adéquates dans votre /etc/pacman.conf. Ce dépôt est activé par défaut.

Vous pouvez aussi construire, maintenir et utiliser vos propres dépôts de paquetages. Lisez la page man de pacman pour plus d'informations.

Si vous installez à partir d'un CD et avez des problèmes d'accès à Internet, vous aurez peut-être besoin d'installer d'autres paquetages depuis le CD. Vous pouvez localiser les paquetages sur le CD et les installer manuellement en utilisant pacman -A packagename.pkg.tar.gz. Une autre façon de faire est de mettre en place temporairement un dépôt local pour accéder au CD . Montez le CD sur /mnt/cd en utilisant la commande mount /mnt/cd (en partant du principe que votre fstab est correctement configuré). Puis ajoutez les lignes suivantes dans votre /etc/pacman.conf:


[cd]
Server = file:///mnt/cd/arch/pkg
	

Vous serez capables d'installer des paquetages supplémentaires pour vous aider à mettre en place votre connexion Internet.

Arch Build System (ABS)

Binaires contre Sources

Alors que pacman s'occupe du côté binaire du monde des paquetages, ABS s'occupe du côté source : Il vous aide à construire vos propres paquetages personnalisés à partir du code source , et vous permet également de reconstruire vos paquetages Arch Linux avec vos propres modifications. La procédure se déroule habituellement de la façon suivante :

  1. Synchronisez l'arborescence ABS avec le serveur (lancez abs en tant que root)
  2. Créez un nouveau répertoire dans /var/abs/local/ avec pour nom le nom du paquetage que vous allez créer
  3. Copiez le prototype PKGBUILD.proto depuis /var/abs/ vers votre répertoire nouvellement créé, enlevez le suffixe proto,, et éditez le pour le nouveau paquetage.
  4. Lancez makepkg dans le répertoire de travail avec le fichier PKGBUILD.
  5. Installez le paquetage nouvellement construit avec pacman.
  6. Envoyez le paquetage à vos amis pour faire le malin (ou donnez le à un Acher pour qu'il(elle) puisse le mettre dans l'arborescence ABS générale).

Synchronisez votre arborescence ABS

Vous pouvez synchroniser tous les fichiers PKGBUILD dans /var/abs en lançant le script abs en tant que root. Il a besoin du paquetage cvsup et vous informera s'il n'est pas installé. Utiliser CVS comme moyen de transfert vous permet de suivre différentes versions de l'arborescence d'ABS - vous pouvez le configurer dans /etc/abs/supfile.arch. Par exemple, le fichier supfile par défaut est défini pour suivre l'arborescence de paquetages current, qui est mise à jour très souvent et est la source recommandée. Vous pouvez également suivre des versions spécifiques. Lisez les commentaires dans les fichiers supfiles pour plus d'infos.

ABS supporte les dépôts multiples, ce qui peut être activé ou désactivé dans /etc/abs/abs.conf. Par défaut abs suivra les dépôts current et extra , mais pas unstable.

Vous trouverez aussi un fichier /etc/abs/supfile.extra. Il vous donnera accès à tous les scripts de construction non-officiels qui n'ont pas été inclus dans le dépôt ABS principal. Si vous ne voulez pas utiliser ce dépôt, vous pouvez effacer le fichier, mais il vaut mieux éditer abs.conf à la place.

Comment construire vos paquetages

Le processus de construction est expliqué dans les grandes lignes dans la page man de makepkg. Consultez la pour les instructions concernant la construction de vos propres paquetages. Si vous avez besoin de plus d'aide, cherchez un tutoriel sur le Wiki, ou demandez de l'aide sur les forums ou IRC.

Instructions générales concernant les paquetages

Quand vous construisez un paquetage pour Arch Linux, vous devriez respecter les instructions ci-dessous, spécialement si vous voulez envoyer votre nouveau paquetage comme contribution à Arch Linux.

Dénomination du paquetage

Répertoires

Les fichiers de configuration devraient être placés dans le répertoire /etc. S'il y a plus d'un fichier de configuration, il est d'usage d'utiliser un sous-répertoire pour garder /etc aussi propre que possible. Utilisez /etc/{pkgname}/{pkgname} est le nom de votre paquetage (ou une autre bonne alternative, par ex. apache utilise /etc/httpd/).

Les fichiers paquetages devraient suivre ces recommandations générales pour les répertoires :

/etc Fichiers de configuration essentiels pour le système
/usr/bin Binaires des applications
/usr/sbin Binaires systèmes
/usr/lib Librairies
/usr/include Fichiers d'en-têtes
/usr/lib/{pkg} Modules, plugins, etc.
/usr/man Pages man
/usr/share/{pkg} Données des applications
/etc/{pkg} Fichiers de configuration pour {pkg}
/opt

Les paquetages qui ne respectent pas parfaitement les conventions du système de fichiers Linux sont placés dans ce répertoire. Si les fichiers d'un paquetage peuvent être placés proprement dans les répertoires mentionnés ci-dessus, faites le. S'il y a d'autres répertoires de haut niveau qui ne respectent pas cette convention, utilisez /opt.

Par exemple le paquetage acrobat a les répertoires Browser, Reader, et Resource au même niveau que le répertoire bin. Cela ne correspond pas à l'organisation normale d'un système de fichiers Linux, donc nous plaçons tous les fichiers dans un sous-répertoire de /opt.

Clair comme de l'eau de roche? Bien.

Devoirs de makepkg

Quand vous utilisez makepkg pour construire un paquetage, il effectue automatiquement les actions suivantes :

  1. Vérifie si les dépendances du paquetage sont installées
  2. Télécharge les fichiers sources depuis les serveurs
  3. Extrait les fichiers sources
  4. Applique les patches éventuels
  5. Construit le logiciel et l'installe sous une racine virtuelle
  6. Efface /usr/doc, /usr/info, /usr/share/doc, et /usr/share/info du paquetage
  7. Enlève les symboles des binaires
  8. Enlève les symboles de débuggage des librairies
  9. Génère le fichier méta paquetage qui est inclus dans chaque paquetage
  10. Compresse la racine virtuelle dans le fichier paquetage
  11. Stocke le fichier paquetage dans le répertoire de destination spécifié (cwd par défaut)

Autre

Essayez d'éviter d'introduire de nouvelles variables dans vos scripts de construction PKGBUILD, car elles pourraient rentrer en conflit avec les variables utilisées dans makepkg.

Évitez d'utiliser /usr/libexec/ pour quoique ce soit. Utilisez plutôt /usr/lib/{pkg}.

Le champ Packager du fichier méta paquetage peut être personnalisé par le constructeur du paquetage en modifiant l'option appropriée dans /etc/makepkg.conf , ou en exportant la variable d'environnement PACKAGER avant de construire des paquetages avec makepkg :

# export PACKAGER="John Doe "

Soumettre vos paquetages

Si vous voulez soumettre vos paquetages, jetez un oeil au Arch User Repository (dépôt des utilisateurs de Arch) et ses instructions. Les nouveaux paquetages doivent être soumis au AUR.

Si vous voulez soumettre vos paquetages directement aux développeurs de Arch, suivez ces recommandations :

  1. SVP ajoutez une ligne commentée au début de votre fichier PKGBUILD avec le format suivant :
    # Contributor: votre nom 
  2. Vérifiez les dépendances de votre paquetage (par ex, lancer ldd sur les exécutables dynamiques, vérifiez les outils dont les scripts ont besoin, ...). Utilisez l'utilitaire namcap créé par Jason Chu , pour analyser la santé de votre paquetage. namcap vous informera de tout ce qui concerne les mauvaises permissions, les dépendances manquantes, les dépendances non requises, et autres erreurs classiques. Vous pouvez installer le paquetage namcap avec pacman.
  3. Tous les paquetages devraient se présenter sous la forme d'un fichier compressé (tar.gz) contenant un répertoire avec le paquetage fraîchement créé , le PKGBUILD, le filelist , et les fichiers additionnels (patches , fichiers install, ...). Le nom de l'archive doit comporter au moins le nom du paquetage.
  4. Faîtes attention aux annonces concernant la soumission de paquetages, car les développeurs discutent actuellement d'une nouvelle procédure. Si vous pensez que votre paquetage est trop important pour attendre, vous pouvez demander à un Trusted User (utilisateur de confiance) s'il veut bien le mettre dans son dépôt.

Foire Aux Questions

Les FAQs recensées ici concernent uniquement les problèmes qui pourraient vous empêcher de booter ou d'installer un système Arch Linux de base. Si vous avez des questions concernant un usage plus avancé des utilitaires systèmes, la configuration de XFree86, etc.., ou la configuration de votre matériel, reportez vous au Wiki. Si vous pensez qu'un sujet non couvert par cette documentation devrait l'être, informez en l'auteur de ce document dont vous pouvez trouver l'adresse e-mail au sommet de cette page.

Pendant l'installation d'un paquetage, pacman n'arrive pas à résoudre les dépendances du paquetage A car le paquetage B n'est pas dans la collection de paquetages (package set)

A moins que quelque chose soit vraiment mal en point, et donc sujet à être rapporté par beaucoup de monde très bientôt, , vous avez probablement juste oublié de monter vos partitions cibles correctement. Cela oblige pacman à décompresser la base de données des paquetages dans le ramdisk initial, qui se remplit assez vite et finalement entraîne cette erreur.

Vérifiez bien que vous utilisez l'option DONE et pas CANCEL dans le menu Filesystem Mountpoints pour valider vos choix. Cette erreur ne devrait pas arriver si vous utilisez la fonctionnalité Auto-Prepare; si c'est la cas rapportez le bug SVP.

Comment installer des paquetages depuis le CD avec la commande pacman --sync (et ainsi résoudre les dépendances automatiquement)?

Si vous préférez installer les paquetages à partir du CD au lieu de les télécharger, montez le CD d'installation quelque part (par ex, /mnt/cd) et ajoutez la ligne suivante juste sous la ligne [current] dans /etc/pacman.conf:

Server = file:///mnt/cd

Remplacez /mnt/cd par le point de montage de votre choix. Puis lancez pacman --sync tel que vous le feriez normalement - cela va tester le répertoire /mnt/cd en premier pour trouver les paquetages.

Comment créer plusieurs partitions SWAP pendant l'installation?

Bien sûr vous ne pourrez pas utiliser la fonctionnalité Auto-Prepare si vous voulez créer et utiliser plusieurs partitions SWAP. Vous devez créer les partitions manuellement, et déclarer autant de partitions swap que vous le désirez. Effectuez le reste de l'installation, ne vous inquiétez pas du fait que l'on ne s'occupe que d'une partition swap pendant la configuration des points de montage. Une fois l'installation finie, avant d'éditer les fichiers de configuration système, vous pouvez éditer le fichier fstab et inclure une ligne pour chaque dispositif swap que vous avez créé plus tôt. Copiez simplement la ligne swap générée automatiquement, et modifiez le périphérique auquel elle fait référence selon votre configuration. Les partitions swap supplémentaires seront activées après le démarrage quand la commande swapon -a sera lancée par les scripts d'initialisation.

Si pour une raison quelconque vous ne pouvez pas attendre la fin de l'installation pour activer les multiples partitions ou fichiers swap, vous pouvez lancer un shell sur un des terminaux virtuels et exécuter swapon pour chaque partition/fichier swap. Continuez ensuite l'installation comme indiqué ci-dessus.

Rappelez vous qu'un noyau qui swappe beaucoup est en fait un noyau qui a besoin de plus de RAM , pas de plus d'espace de swap. Nourrissez votre pingouin correctement SVP. Merci.

Comment reconfigurer LILO à partir du système de secours (rescue system)?

La première étape est de booter à partir du CD d'installation de Arch Linux ou des disquettes. Si vos partitions sont intactes et n'ont pas besoin d'être vérifiées, vous devez définir le paramètre de boot du noyau root= comme indiqué. Cela démarrera directement votre système, et vous pouvez ignorer toutes les étapes jusqu'à celle qui reconfigure et installe lilo.

Si vous ne pouvez pas booter directement votre vieille partition racine, bootez le CD comme si vous alliez commencer un nouvelle installation . Une fois que vous êtes dans le shell, montez la partition racine de votre disque dur dans le répertoire /mnt de la façon suivante :

# mount /dev/hda3 /mnt

Puis montez toutes les autres partitions à leurs points de montage respectifs dans cette partition racine, par exemple pour la partition /boot :

# mount /dev/hda1 /mnt/boot

A présent vous devez monter une arborescence /dev sous /mnt , à un endroit où lilo pourra la trouver :

# /mnt/bin/mount --bind /dev /mnt/dev

Une fois que tout est monté, transformez le répertoire /mnt en votre nouvelle racine avec la commande chroot /mnt. Cela va lancer un nouveau shell et vous placer dans le répertoire /mnt, qui sera à présent considéré comme votre /.

Vous pouvez maintenant éditer /etc/lilo.conf selon vos préférences et lancer LILO pour résoudre tous les éventuels petits problèmes. Rentrez simplement exit quand vous voulez ressortir de cette racine et retourner dans l'arborescence de fichiers originale. Vous pouvez maintenant faire un reboot et tester vos changements.

Je n'arrive pas à utiliser ssh vers ma machine!

Éditez le fichier /etc/hosts.deny. La configuration par défaut rejette toutes les connexions entrantes.

Comment dois-je charger les modules pendant le démarrage à partir de maintenant?

Si vous voulez charger un module sans conditions et sans le lier à un périphérique particulier, ajouter son nom au tableau MODULES dans /etc/rc.conf. Pour charger les modules à la demande (accès au périphérique) , ajoutez le comme d'habitude avec la commande alias au fichier /etc/modprobe.conf (/etc/modules.conf pour les noyaux 2.4). Pour passer des options aux modules que vous chargez avec le tableau MODULES, ajoutez seulement la ligne contenant les options appropriées au fichier /etc/modprobe.conf.

Le noyau refuse de démarrer à cause de lost interrupt

Le kernel refuse de démarrer. Il s'arrête à :

IRQ probe failed for hda
hda lost interrupt

Cette erreur apparaît pour certains contrôleurs de disques durs sur les noyaux 2.6.x. Une façon de la contourner est de passer l'option acpi=off au noyau au moment du boot.

J'obtiens une erreur access denied quand j'essaye de lire un son ou de jouer un DVD

Ajoutez votre utilisateur aux groupes optical et audio.

# gpasswd -a johndoe optical
# gpasswd -a johndoe audio

Déloggez vous, puis reloggez vous en tant qu'utilisateur normal (ex, johndoe) pour que le changement de groupes soit effectué.

Si vous avez un lecteur de DVD, vous devriez créer le lien symbolique /dev/dvd vers votre périphérique DVD réel.

Par exemple si vous utilisez udev et votre lecteur de DVD est /dev/hdc, effectuez les opérations suivantes en tant que root :

# cat >>/etc/udev/rules.d/00.rules < KERNEL="hdc", NAME="hdc", SYMLINK="dvd"
> EOF
# /etc/start_udev
# mount /dev/pts
# mount /dev/shm